Jeudi 6 janvier 2011

Pour finir 2010, j’avais prévu d’écrire la seconde scène de ma petite tragédie commencée un an plus tôt en guise de bilan annuel. Mais les circonstances, que certains nommeront tout simplement la vie, ne m’ont pas permis d’accomplir ce souhait par manque de temps et d’envie. Je vais me contenter donc de publier du réchauffé, ces quelques lignes rédigées il y a quelques mois, pour expliquer les raisons de ce blog. J'ai simplement changé la fin.

 

Il y a quelque mois, nous découvrions avec stupeur que notre modeste contribution à la pensée universelle était quelque peu - comment dire – occultée par quelques forces obscures ne dépendant pas de ma volonté. Certes, au départ, nous restons dubitatifs en se disant qu’après tout, si nous nous exprimions, c’était avec l’objectif de  rendre quelques menus services à une donzelle parce qu’elle le valait bien, comme elle l’affirme si admirablement. Nous avions le regard de l’extérieur et il n’était pas fondamentalement hostile. Croyez-moi, si vous le pouvez mais je n’avais aucune animosité à son égard (ou si peu). Au contraire, une certaine bienveillance me guidait ; une sorte d’altruisme gratuit, sans autre objectif que d’aider mon prochain parce que je suis grand croyant, bon catholique et que je vis dans l’amour de celui-ci. Et puis, elle me fait rire. Non pas par son humour Spontex, extrêmement décapant qui se manifeste sous forme de formules convenues et répétitives et qui deviennent rapidement lassantes à la longue mais par la teneur même de sa production épistolaire. Rapidement, cependant, nous nous sommes retrouvés black-listés. Pire, le voile noir de la censure s’est abattu sur mes quelques pensées. Snif ! triste sort pour l’altruiste que je suis. Pour autant, il n’y avait rien d’injuriant dans ces missives. Juste un peu d’ironie, histoire de l’interpeller sur l’affliction qui nous touchait en la lisant. Car, force est de constater que sa prose m’interpellait et ne me laissait peu ou pas indifférent. Enfin, ça c’était  avant que le côté obscur de la force ne lui rappelle qui était son père. Certains diront que je suis trop bon, qu’à trop vouloir ouvrir son moi à l’autre on s’expose à l’implacable sévérité de la nécessité qui se manifeste par une damnation toute aussi universelle de la planète happyfewnesque sous forme de restriction sévère de ma liberté d’expression (nouveau snif ! 1). D’autres pourraient légitimement rétorquer que la liberté d’expression étant un droit encore plus fondamental que le bovarysme agité et shaké dans sa poire, il n’y a pas de plus consternante déclaration pour justifier d’une imbécilité. Révoltons-nous et combattons la Bête liberticide en nourrissant une haine implacable. Mais voilà, je suis Chevalier Jedi donc un digne descendant des fils de la lumière qui combat les ténèbres dans le respect de la Loi. Et puis, Jésus n’a-t-il pas dit de tendre l’autre joue, de rendre à César ce qui est à César et que son royaume n’était pas de ce monde ? Je suis bon chrétien, ne l’oubliez pas. J’entends d’ici votre critique : oui mais le jeune élu, le Messie, Anakin Skywalker est passé avec armes et bagages vers les franges ténébreuses de la métaphysique BHLévylienne (à ne pas confondre avec le BHV même s’il y a quelques similitudes surtout au niveau de la chemise). M’en fous ; Obi Wan Kenobi est toujours là, lui ! Il n’a pas succombé à l’ordre 66 (Côtes d’Armor, anciennement les Côtes du Nord ; j’ai un peu pratiqué la géographie). Génial, non ? Il va nous sauver ! Mais qu’est ce que j’entends ici ? Le Christ  rédempteur serait ainsi un maître Sith, un traître ; l’Ange exterminateur du peuple élu ? Nos dignes combattants de la liberté intersidérale seraient donc les victimes du Messie corrompu, génocidaire dans l’âme ? Voilà ti pas une nouvelle fracassante ? Que fait donc l’Eglise devant cette hérésie hollywoodienne ? Au secours ! Benoit sauve nous de Star Wars et des conneries qui y sont distillées ! Georges Lucas a ajouté un sixième volume au Pentateuque original. Mais que dis-tu ? Tu ne peux être adepte de cette noble confrérie ; tu n’as pas les bons codes génétiques. Et puis, notre princesse Leia devrait savoir si elle avait écouté ses cours de philo plutôt que de fantasmer sur la braguette de son camarade de banc que selon la pensée hégélienne (ah oui ! c’est vrai, elle ne l’a pas lue) le mal ne peut succomber qu’à une perversion supérieure à la sienne si l’on en croit les principes de tautologie bien connus dont il est inutile d’en expliciter ici le contenu. Dès lors, cet happy end darkvadoresque est totalement grotesque et sombre dans le ridicule. Et pour cause, notre réalisateur a pioché dans tous les râteliers du mysticisme oriental afin de dissimuler un bagage théologique bien connu. Conclusion morale sans surprise d’une idéologie prosélyte : un père rattrapé par sa fibre paternelle qui se fait massacrer par son fils dans le but que ce dernier n’accomplisse son Œdipe freudien, tout en achevant son initiation. Risible ! pour ne pas dire stupide.  Imaginons cependant une fin différente, à la manière d’un Gollum trébuchant dans un fleuve magmatique avec son précieux entre les dents, détruisant du même coup Sauron et emportant un morceau de doigt de l’ami. Quel serait alors le frisson qui parcourait la moelle épinière de notre gamine lorsque devant son clavier elle entendrait  dans son for intérieur : « Je suis ton père ! » ? (parce que le problème est bien entendu au niveau du père) (heu…J’ai oublié de le dire, j’suis aussi psychanalyste à mes heures perdues) Bah alors ! Je n’ai plus besoin d’être Jedi, elle va s’autodétruire la bougresse. Fichtre ! Je vais m’ennuyer, sans elle (snif) Tu te trompes malheureux ! Notre princesse Leia n’est pas Luke Skywalker. Elle ne rêve pas de détruire son père mais de coucher avec. Luke a perçu le danger et s’est arrangé pour massacrer son paternel afin de se taper sa sœur. Hum. 2 !

C’est quand même très compliqué la psychanalyse.

Prends garde, il existe un certain nombre de choses dont il dangereux de parler sous peine de se voir pourfendre de l’insulte qui tue.

Je m’égare, je délire alors que je n’ai rien bu… Laissons là la Guerre des Etoiles et revenons à notre brebis qui s’est perdue dans cette digression. Petit, p’tit, p’tit, reviens voir Gandlf et son grand bâton qui s’emporte, qui peste et qui vitupère pour pas grand-chose. Je disais donc que la donzelle  ou la dame ou plutôt Anakin Skywalker à ne pas confondre avec Walker Texas rangers (quoique ?), lui-même DarkVador, le shérif intergalactique enfin je ne sais plus moi ma raison est obscurcie par tout cet imaginaire issu de mon adolescence avec lequel je ne suis pas en paix (le corps qui change, les zombies qui sortent, mon bovarysme qui enfle enfin quoi, vous savez ?).  Certes, nous aurions du crypter notre critique avec le code du trop célèbre Painvin. Mais après concertation avec moi-même, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait éviter cette solution ; histoire de pas assombrir le message en devenant brumeux. 

Nébuleux comme le sont les rapports qu’entretiennent Frodon et son ami Samsagace, qui tranche singulièrement avec l’amour pur qu’Aragorn a pour Arwen. Alors bien sûr, il y a dans cette relation contre-nature une ambiguïté névrotique ou psychotique (je ne sais plus, moi mon vocabulaire psychanalytique me lâche) teintée de perversité qui trouve son origine dans les attouchements qu’il a subis lorsqu’il était jeune avec Bilbon Saquet. A moins que ce fut avec Sam ? Il est aussi possible que l’auteur transfère sur ses personnages ses propres troubles comportementaux. Quoiqu’il en soit, il y a un truc pas très catholique qui s’est passé dans les brumes de la Comté et dont on ne parle qu’à demi-mot à l’heure de la veillée. A-t-on idée d’aller habiter un endroit dénommé : « Cul de Sac » ? Si ça ce n’est pas la preuve de la manifestation du refoulé qui émerge d’un inconscient qui trouve enfin à s’exprimer par son lieu de résidence. Et que penser de Hobbitebourg, de Fondcombe, de Brandebouc et de Grima Langue-de-Serpent ? Et puis, il y a Sméagol, du moins c’est de cette façon qu’il s’appelait avant qu’il n’entame une sérieuse analyse et qu’il ne s’allonge dans le fauteuil en compagnie des frères Miller. Résultat, il est devenu Gollum et de terminer son existence dans une crevasse avec un doigt dans la bouche (pour ne pas dire dans un autre orifice). Je vois d’ici vos allusions fétides. Sam trompé et humilié, Frodon sucé et émasculé, Gollum psychopathe schizophrénique un brin maniaco rigide avec son obsession à propos de son Précieux, il n’en faut pas plus pour admirer le résultat de la psychanalyse après une dizaine d’années de pratique. (On regarde le Seigneur des Anneaux autrement ; ne trouvez-vous pas ?) Enfin, je vous épargne les détails relatifs au monde des Hobbits, à cet univers enfantin dans lequel est plongé le lecteur adulte et vacciné (l’Eglise est empêtrée actuellement au sein d’un scandale dont elle a peine à se relever). Régression me direz-vous ?  C’est dingue comme tout semble clair  lorsqu’on utilise les vraies sciences.

Mais voila, notre gamine, ou plutôt notre Gollum qui fut Smeagol en son temps, à l’époque maintenant  révolu où l’on nourrit le ressentiment, la rancœur contre soi-même, contre son altérité, contre son entourage ; enfin contre l’univers entier qui ne vous reconnaît pas à votre juste valeur, décida de noyer son amertume dans la lecture d’Autant en emporte le vent. Une ode éminemment romantique qui sied  à merveille à un esprit en pleine confusion. Grand bien lui en a pris. Elle put ainsi s’approprier en s’identifiant au combat de cette femme qui cherche à s’émanciper des  règles de convenances sans pour autant se distancier de son univers esclavagiste : admirable !  Décrépitude des émotions emprunt de perversité qui se métamorphose en une maladie du moi et de son égo : génial !  Le fouet et le Ku Klux Klan comme toile de fond à ce bon vieux temps regretté par Margaret Mitchell qui propose dans cette fresque l’étalage des vices de son subconscient sous couvert d’une trame sentimentale. Cependant les folles aventures de Scarlett O’Hara ne sauraient se dissocier d’un second fléau qui vint frapper, à peu près au même moment, notre Smeagol en jupon qui peu à peu engagea son processus de mutation en bloquant son évolution vers sa maturité. Pris séparément, le sujet à une chance d’en réchapper mais ensemble les dégâts sont irréversibles. C’est effectivement à cette époque que son chemin croisa celui de Jean-Jacques Goldman. Là, la réflexion de notre grand penseur bouleversa profondément la structure mentale et affective de notre gamine qui depuis décida unilatéralement de rester adolescente. Rencontre déterminante entre un corps qui devient adulte et un imaginaire enfantin qui souhaite la venue du prince charmant. Schizophrénie de la fille qui rêve d’émancipation et qui inconsciemment recherche systématiquement les stéréotypes du mâle protecteur qu’elle puisse identifier à son père. Et nous revoilà donc à nouveau en présence de Dark Vardor. Comme le disait le grand philosophe à chemise sans bouton : tout est dans l’un et l’un est dans le tout. (Ah, non ! tu ne vas pas recommencer ? Voilà-ti pas que je me mets à parler à moi-même). Entretemps, sous le poids des frustrations, notre Smeagol est devenu Gollum, sans même sans apercevoir. En effet, c’est en ce temps là, où le couinement devint la marque de l’expression de son désir libidineux. Sitôt que le chuintement du son de la voix de Jean-Jacques retentit et nous avons droit à une plainte continue et lascive. Alors, force et de constater que nous sommes en présence de puissances qui nous dépassent. Mystérieux est l’énigme à laquelle nous devons nous confronter (voilà ti pas que je parle comme maître Yoda, maintenant). Il faut bien reconnaître que l’artiste n’a pas grand-chose à voir avec les modèles fantasmés qu’on nous présente jour après jour sur les ondes. Est-ce la calvitie de notre charmeur qui excite cet engouement sans limite ? Pourtant, selon mon Assimil de poche sur Freud, cette alopécie manifeste est le signe tout aussi incontestable d’une castration et une impuissance évidente.  Ou, est ce le déhanchement subversif en concert, à la manière d’un Jim Morrison, qui  provoque cette montée irrésistible de l’émoi. Il est difficile de croire que l’absence de pilosité sur le crâne soit la seule raison de ce stimulus sexuel. Pas plus que le rapprochement improbable du jeu de scène avec celui des Doors ne soit la cause de cet engouement irrationnel ; même si l’intervention de Céline Dion empruntant la gestuelle de Lammy de Motörhead rehausse considérablement la prestation scénique quasi inexistante de notre idole. Il nous reste donc les paroles qu’il nous faut interpréter.

Ah ! me voici dans mon élément : celui de l’interprétation de texte. 

 Cependant, je dois avouer que j’ai rencontré quelques soucis au niveau de la syntaxe. Imaginez : « j’ai compris tous les mots, j’ai bien compris merci »  Il est évident qu’il ne peut y avoir de compréhension que de ce qui intelligible et que ce qui est compris n’est plus à comprendre. Or, c’est bien là qu’il y a un problème : je n’ai pas compris ce qu’il y avait à entendre au juste, au sens propre comme au figuré. Alors, benoitement, on attend avec impatience ce qui suit, histoire de trouver un éclaircissement digne de la grâce promise qui est pour le moment en instance et l’on tombe sur : « Raisonnable et nouveaux, c’est ainsi par ici » Là, je dois avouer que j’ai eu  un moment de flottement malgré tout l’expérience de philologue averti qui me caractérise. On se gratte le cuir chevelu, on sort la loupe, on consulte  www.le-dictionnaire.com. Fichtre ! on demeure circonspect, légèrement dubitatif. Est-ce des runes elfiques, un message caché, une clef à trouver ? On hésite à faire appel au rhum et à Soldat Louis. Car, on ne peut impunément interpeller l’artillerie lourde pour écraser une puce. Suffisamment mystérieux, en tout cas, pour qu’on aille plus loin dans la recherche de l’énigme. Et là, on apprend totalement médusé « Que le temps d'avant, c'était le temps d'avant » Ah ! (ou euh !- au choix, c’est un synonyme)  laissons-nous échapper par inadvertance quelque peu décontenancé. Cela ressemble étonnement à la production littéraire des élèves de nos écoles. Bon, il aurait pu faire plus jeuns en l’orthographiant correctement, se dit-on troublé : le tan davan c t le tan davan. Tout de suite, on devient plus crédible, non ?

Peut-être, aussi, faut-il le mettre en anglais, histoire de gagner en véracité car il est tout aussi avéré que la vérité se confond avec ce dialecte :

 

I have understood all the words, I have indeed, thank you.
Reasonable and new, that’s the way it is over here
That things have changed and flowers are withered
That the time that once was certainly was once.3

 

C’est beau comme un chèque expirant sur son compte en banque ! Mon émoi en est tout émoustillé.  

 Et que dire de : « je ferais nos bagages pour d’infinies vendanges » Ces images, ces métaphores qui s’enchainent ; c’est d’un goût, d’une subtilité… Si j’étais à sa place, je couinerai évidemment moi-aussi. Mais voilà, je ne suis pas comme cette personne fort heureusement. J’ai déjà fait les vendanges, moi ! et je sais ce que c’est que d’avoir mal dos. Alors pour l’éternité ? vous repasserez. Le couino ergo sum de notre prêtresse adulée en est de facto sérieusement ébranlé. Couiner n’est certainement pas une preuve ontologique de l’existence de son être  mais bien plutôt la révélation d’une perversion authentiquement SM de sa frustration.  

A cet instant là, notre Gollum en socquettes et en jupette (enfin plus trop) acheva totalement sa mutation. Mais ne vous y trompez pas sa méchanceté n’est que la saillie de sa fragilité. Par tous les dieux ! vade retro satanas, ce n’est pas un Gollum, car ce dernier, à au moins l’humilité de reconnaître la médiocrité de sa volonté, mais à un pseudo Gollum, un avatar de Gollum pas totalement fini ; une sorte de Gollum de pacotille  auquel nous avons affaire.  Son manque d’assurance l’amène souvent à être vil et lâche. Cependant lorsqu’il est en confiance, lorsqu’il se sent en position de force, il montre son visage hideux, pour celui qui n’a pas été adoubé par son génie lumineux qui illumine maintenant depuis plusieurs années la blogosphère de sa « réflexion impertinente » extrêmement décapante. Il s’enfonce dans la noirceur de son existence, vampirisant l’autre pour lui permettre de briller ou se barricadant à l’intérieur de son cercueil plombé lorsqu’il est confronté à sa médiocrité. Il redoute la lumière qu’il le réduirait en cendres et détruirait son bel édifice qu’il a patiemment bâti. Incorrigible groupie, incroyable minette pré-pubère, post-poussette, ante maternité.qui assimile Stendhal, à Goldman, aux acteurs de séries Z et pourquoi pas aux Tokio Hotel.  Révélatrice d’une époque de décadence ou le « du tout se vaut » nivelle les perspectives et les contrastes vers les platitudes du plus petit dénominateur commun accessible à la majorité ; c'est-à-dire ses hormones.  Et oui ! même le caractère restrictif des  happy few devient sous son influence une multitude burlesque qui n’a d’happyfewnesque que le côté grotesque de la contradiction. L’heure est à la tenue léopard, on creuse des fossés et l’on érige des murs. Cependant, la logique de bunkérisation a des limites parce qu’elle entraîne inéluctablement le creusement d’une mine de sape qui aboutit à un contournement de la plateforme éditoriale par les ailes (j’aime m’adapter aux circonstances) et menace l’équilibre de l’édifice. Et voilà, comment après un simple mail, on se retrouve avec deux casseroles accrochées au derrière la mèche allumée. Sentant le danger qui se dessine, quand bien même nos barbacanes sont armées progressivement, elles demeurent encore inactives et pratiquement muettes. Mais force est de constater qu’elles sont publiques, alors qu’elles se devaient d’être confidentielles. A qui la faute ?  Parbleu ! mais, c’est de l’étoile noire dont il est question ! Manœuvre de diversion, notre Smeagol métamorphosé par sa vanité et dégoulinant de fiel, puise dans son arsenal nauséeux pour trouver l’arme adéquate destinée à faire taire l’opposition. Il avait été dit que celle qu’il maîtrisait le mieux, tant cette dernière faisait partie intégrante de son anatomie, était le mépris. Il ouvre son vieux grimoire usé à force d’avoir servi et forge à l’aide de sa bave visqueuse issue de sa morgue démesurée un trait dont il est le seul à en connaître la recette. Erreur de dosage ou erreur de jugement qui trahirait sa fébrilité mais sa répartie fait tout aussitôt « pschitt ». Je l’ai connue en meilleur forme que cela. Allez, Mademoiselle, encore un effort ; poussez fort et peut-être aurons-nous le privilège de vous voir enfin accoucher d’un embryon d'originalité qui ne se limite pas à votre bovarysme,  ni à votre couinement bêtifiant de concours de tee-shirts mouillés. Allez, courage, nous sommes avec vous, en cette nouvelle année 2011. Et n’ayez crainte, vous pouvez vous lâcher; vos élèves ne sont pas près de savoir lire pour vous plagier !   

 

 

 

 

 

 

1 En acte de contrition in vitam aeternam, le snif fera désormais office de ponctuation en guise de réparation et de repentance

2  Le hum cartésien remplace déjà le Snif chrétien : tout coule !

3 Rassurez-vous la traduction n’est pas de moi.